segunda-feira, 5 de junho de 2017

Pierre T. de Chardin




 A história dos fundamentalismos leva-nos a refletir sobre o grande místico jesuíta, que tentou ligar ciência e fé católica:  Pierre T. de Chardin  (França, Orcines, 1 de maio de 1881 — Nova Iorque, 10 de Abril de1955)


“Par l’effet d’habitudes indéracinables le problème du mal continue automatiquement à être déclaré insoluble. Et vraiment on se demande pourquoi. Dans le cosmos ancien, supposé sorti tout fait des mains du Créateur, il est naturel que la conciliation parût difficile entre un monde partiellement mauvais et l’existence d’un Dieu à la fois bon et tout-puissant. 
Mais dans nos perspectives modernes, en revanche, d’un univers en état de cosmogénèse - et plus particulièrement en état d’enroulement - comment se fait-il que tant de bons esprits s’obstinent encore à ne pas voir que, intellectuellement parlant, le fameux problème n’existe plus?  Sortons en effet des spéculations imaginaires pour observer les conditions réelles auxquelles, nous venons de le voir, doit satisfaire l’acte créateur. Non point du tout par impuissance, suit il de notre analyse, mais en vertu de la structure même du néant sur lequel il se penche, Dieu, pour créer, ne peut procéder que d’une seule façon: arranger, unifier petit à petit, sans son influence attractrice, en utilisant le jeu tâtonnant des grands nombres, une multitude immense d’éléments, d’abord infiniments nombreux, extrêmements simples et à peine conscients,-puis graduellement plus rares, plus complexes et finalement doués de réflexion. Or, quelle est la contrepartie inévitable de tout succès obtenu suivant un processus de ce genre, sinon d’avoir à se payer par une certaine proportion de déchets?  Disharmonies ou décompositions physiques dans le pré-vivant, souffrance chez le vivant, péché dans le domaine de la liberté: pas d’ordre en formation qui à tous les degrés, n’implique du désordre. En soi, le multiple pur, inorganisé, n’est pas mauvais: mais parce que multiple, c’est-à-dire essentiellement soumis au jeu des chances dans ses arrangements, il ne peut absolument pas progresser vers l’unité sans engendrer du mal ici ou là - par nécessité statistique - s’il n’y a au regard de notre raison qu’une seule façon possible pour Dieu de créer,- à savoir évolutivement, par voie d’unification - le mal est un sous-produit inévitable, il apparaît comme une peine inséparable de la création. ” https://www.wook.pt/autor/pierre-teilhard-de-chardin/21600