sábado, 16 de março de 2019

9 janvier 2019 Savant cherche refuge | Éditions Odile Jacob

https://www.wook.pt/livro/un-savant-dans-la-tourmente-sebastien-balibar/22360470
Savant cherche refuge | Éditions Odile Jacob: Paris, 1937. Laszlo Tisza, jeune savant hongrois, se réfugie à Paris et y rencontre un autre réfugié, Fritz London qui, lui, fuyait l’Allemagne. Ensemble, ils découvrent que la toute nouvelle physique quantique explique l’étrange comportement d’un liquide très froid, l’hélium « superfluide ». Pourtant, la situation est peu propice à la réflexion : bien qu’accueillis par des physiciens célèbres comme Jean Perrin et les Joliot-Curie, ils doivent affronter l’antisémitisme qui les avait contraints à fuir le nazisme. En 1939, la guerre les fait s’exiler à nouveau, cette fois aux États-Unis où ils retrouvent d’autres savants réfugiés.

Avec Tisza et London comme guides, Sébastien Balibar nous fait découvrir l’histoire haletante de la fuite des savants juifs devant le nazisme.

Il nous fait rencontrer les Hongrois qui aidèrent Einstein à prévenir Roosevelt d’un danger imminent : l’Allemagne nazie envisageait l’arme nucléaire. Et l’on comprend comment de nombreux savants réfugiés, voulant aider leur pays d’accueil, ont réussi ce que l’Allemagne nazie n’a pas pu faire parce qu’elle avait fait fuir ses savants : construire la bombe atomique qui bouleversa l’équilibre mondial.

Sébastien Balibar Nascimento: 14 de outubro de 1947, Tours, França
est physicien, directeur de recherches à l’École normale supérieure (Paris) et membre de l’Académie des sciences.
Il fait partie aussi du comité du Programme d’aide en urgence aux scientifiques étrangers.

site: http://www.lps.ens.fr/~balibar/indexang.html

france culture:
Certaines révolutions sont lentes et ne font pas couler de sang. Au cours des années 1925-1935, la physique a connu une telle révolution avec la naissance de la mécanique quantique. Des concepts radicalement neufs furent inventés, qui conduisirent les physiciens à penser autrement la matière. Une décennie d'effervescence créatrice, d'audace, de tourments et surtout d'intense labeur a suffi à un petit nombre d’entre eux pour fonder l'une des plus belles constructions intellectuelles de tous les temps. Dispersés aux quatre coins de l’Europe, à Cambridge, Copenhague, Paris, Göttingen, Leipzig, Munich, Zürich ou Rome, ils se connaissaient bien, s’écrivaient souvent et formaient un petit réseau terriblement efficace.
Mais le drame, c’est qu’au moment où l’Europe scientifique produisait là le meilleur d’elle-même, l’Europe politique, elle, engendrait le pire : Mussolini, Hitler, Staline, l’antisémitisme, inutile de faire un dessin. De nombreux physiciens européens durent quitter leur pays. La plupart, à commencer par Einstein, se réfugièrent aux Etats-Unis, ce qui déplaça le centre de gravité de la physique d’une rive à l’autre de l’Atlantique.
Mais comment parvient-on à continuer à réfléchir, à se concentrer, à faire de la recherche, quand on est en exil ?
 

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